l_idolatrie_de_l_adventisme_conservateur

Transcription : L idolâtrie de l'Adventisme conservateur

Dans cette vidéo elle compare et contraste l'idolâtrie de l'alpha de l'Israël ancien avec celle de l'oméga de l'Israël ancien. Elle explique la dynamique qui existait au commencement de l'Israël moderne.


Table des Matières

  • ISRAËL MODERNE – DIFFERE PAR MISERICORDE
  • L’HISTOIRE D’ECHEC DANS LES DEUX ISRAËL
  • L’HISTOIRE DE SUCCES FINAL : LES 144.000
  • LA CONDITION LAODICEENNE ET LE PHARISAÏSME
  • L’HISTOIRE DES MILLERITES : CONTEXTE POUR UNE IMAGE PLUS LARGE
  • LES DEUX VAGUES DE GRAND REVEIL
    • Le premier Grand Réveil et son effet
    • Le deuxième Grand Réveil : deux Églises
  • LE PROTESTANTISME EN 1798
    • Jedidiah Morse (1798) semblable à Jerry Falwell (1989)
    • John Adams, président des États-Unis en 1798
  • LA SORTIE D’ÉGYPTE ET LA SORTIE DE LA GRANDE-BRETAGNE
    • Un jour de jeûne déclaré
    • Thomas Jefferson
  • RESUME DE L’HISTOIRE DE 1798
  • LA TACTIQUE DE JEDIDIAH MORSE
    • Deux hommes, deux universités
  • 1798 ET 1989 : MEME HISTOIRE
  • LES ILLUMINATI
    • Les Illuminati et la révolution française
  • LES THEORIES DE COMPLOT, ELLEN WHITE ET LES SOCIETES SECRETES
  • LE KU KLUX KLAN ET LES SOCIETES SECRETES
  • QUITTER LES SOCIETES SECRETES
  • LES SOCIETES SECRETES ET LES CONFEDERATIONS
  • 2012 – TRIPLE CONFEDERATION
  • NOTRE TAUREAU D’APIS AUJOURD’HUI
  • CONCLUSION
  • PRIERE

Organisateur


Bonjour à tous, bonjour à nouveau. Nous poursuivons donc ce que nous avons fait précédemment, dans la classe de ce matin. Nous avons aligné l’Israël ancien avec l’Israël moderne. Nous avons vu que l’Israël ancien est sorti d’Égypte et aurait en fait pu faire son œuvre à ce moment. Il aurait pu entrer en Canaan, il aurait pu être fidèle à Dieu, il aurait pu avoir le Messie à l’époque – il aurait pu faire l’œuvre qui lui était assignée. Mais il a demandé un roi, il a continué à jouer avec l’idolâtrie, il ne s’est pas séparé des nations autour de lui comme il était censé le faire, et il n'est pas en état de mener à bien son travail. Donc ici, il ne peut pas l’amener à bien, après l’Exode d’Égypte. Après avoir quitté Babylone, il aurait pu reconstruire le temple, il aurait pu être une lumière pour le monde, avoir répandu la connaissance du vrai Dieu ; mais il ne l’a pas fait, il s’est enfermé sur lui-même, et il n'était pas non plus en état de faire l’œuvre à ce moment-là. Donc il aurait pu faire l’œuvre ici (à la sortie de Babylone), mais il a encore une fois échoué à être apte pour ce travail.

Ensuite, en descendant à cette époque (Rome, oméga de l’Israël ancien), Dieu va tailler une pierre dans cette montagne. Il va susciter un peuple, en commençant par les douze disciples, afin de faire cette œuvre, afin d’accomplir la mission de l’Israël ancien. Il le fait en suscitant un messager, Jean-Baptiste et ensuite à travers l’œuvre de Christ et son enseignement en paraboles.

ISRAËL MODERNE – DIFFERE PAR MISERICORDE

Donc lorsque nous arrivons à l’Israël moderne, nous voyons exactement le même schéma. Je ne veux pas le répéter en détail, à cause du temps, mais je vais vous donner les références. Ils sont sortis de cette période de temps, les 1260 ; Dieu a suscité un messager, William Miller. Il devait les faire sortir, cette fois-ci, du Protestantisme apostat déchu.

Et dans cette période de temps, auraient-ils pu achever l’œuvre qui leur était assignée ? Auraient-ils pu amener la connaissance de Dieu au monde et Christ aurait-Il pu revenir ? Le second avènement, aurait-il pu avoir lieu ? Ellen White nous dit que oui. Je vais juste donner les références. Dans le livre Évangéliser, 619.1, 2, 3. Bien que ces paragraphes soient dans un ordre successif, ils sont écrits à des années d'intervalle. Donc ce paragraphe 1 est écrit en 1868 ; le paragraphe 2, écrit en 1900 – trente-deux ans plus tard ; et le paragraphe 3 est écrit en 1903. Donc, bien que ces paragraphes soient dos à dos dans le livre Évangéliser, leur rédaction réelle s'étend sur une période d'environ trente-quatre ans.

Donc, en 1868, le paragraphe 1, Ellen White dit – le titre donné au paragraphe dit « différé par miséricorde ».

« Différé par miséricorde – La longue nuit de ténèbres est éprouvante, mais le matin est différé par miséricorde, car si le Maître venait, un grand nombre se trouverait sans préparation. La réticence de Dieu à voir son peuple périr est la raison de ce long retard – Testimonies For the Church 2.194 (1868) » Évangéliser, 619.1 ; Evangelism, 694.2.

Donc, je veux juste que nous prenions cette phrase : « le matin est différé par miséricorde ». Elle est en deux parties :

1. « Le matin est différé » ou vous pourriez dire « retardé »,
2. A cause de la miséricorde.

Nous voulons donc définir ce que ces deux points veulent dire. Elle (Ellen White) le fait dans les deux prochaines parties de cette phrase : « Le matin est différé par miséricorde » - le matin est retardé car… Qu’est-ce que cela veut dire ? « Le matin est retardé » ? Cela veut dire « la venue du Maître ». La venue du Maître. Donc le matin auquel elle fait référence est la venue du Maître.

Et pourquoi le Maître ne peut-il pas venir ? Il est retardé par miséricorde – dans la dernière partie de cette phrase – « car un grand nombre se trouverait sans préparation ». Un grand nombre du peuple de Dieu serait trouvé sans préparation.

1. Le matin est retardé → Venue du Maître
2. Miséricorde → un grand nombre sans préparation

Donc ce qu’elle dit, c’est que le matin aurait pu venir. Le matin est le second avènement, la venue du Maître. Le second avènement a été retardé à cause de la miséricorde de Dieu. La miséricorde est due au fait que Son peuple ne serait pas trouvé prêt.

Donc cela aurait pu être fait. Nous identifions 1863, le point du milieu de la Guerre civile, pour une raison. Mais cela est écrit quelques années après seulement, en 1868. Elle dit que Christ aurait pu venir, mais qu’Il ne l’a pas fait. Il a retardé le matin, ou Il a retardé sa venue à cause de la condition de Son peuple.

Donc ici, après qu’ils soient sortis d’Égypte, ils sont entrés en Canaan. Ils auraient pu être préparés pour Sa première venue, mais ils n’auraient pas été trouvés prêts. Israël aurait été trouvé sans préparation.

Donc l’Adventisme, quand vous regardez la période juste après 1844, aurait pu accomplir sa mission et Christ aurait pu venir, le second avènement aurait pu se passer. Mais il a été retardé, parce que Son peuple n’était pas prêt.

L’HISTOIRE D’ECHEC DANS LES DEUX ISRAËL

Ensuite nous avons la période de temps à Babylone. Elle était censée les guérir de leur idolâtrie. Ce fut à moitié réussi, mais pas complètement. Cela n’a pas été une histoire de plein succès. Moitié échec, moitié réussite.

Donc nous trouvons également, qu’il y a une période de temps après l’histoire millérite où l’œuvre était mise en place pour être achevée. Quelle était cette histoire ? C’était l’histoire de 1888.

Ellen White disait : « nous sommes maintenant dans le grand cri du troisième ange » : des lois du dimanche sont instituées aux États-Unis ; le monde externe est préparé pour les scènes finales ; le mouvement est en train d’être mis en place ; le grand cri a lieu ; le message de justification par la foi, Jones et Waggoner. Et l’œuvre aurait pu être achevée ici. Raison pour laquelle elle va dire à nouveau au paragraphe 2 d’Évangéliser, 619, en 1900 :

« L’œuvre aurait pu être faite – Si le dessein de Dieu avait été réalisé par Son peuple en donnant au monde le message de miséricorde, le Christ serait, déjà venu sur la terre, et les saints auraient reçu leur accueil dans la cité de Dieu – Testimonies for the Church, 6.450 (1900). » Évangéliser, 619.2 ; Evangelism, 694.3.

Donc en 1900, elle dit de nouveau : « Christ serait venu avant longtemps ». Mais le problème, c’est Son peuple.

Elle répète cela en 1903, au paragraphe 3 :

« Je sais que si le peuple de Dieu avait conservé un lien vivant avec Lui, s'il avait obéi à Sa Parole, il serait aujourd'hui dans la Canaan céleste. – The General Conference Bulletin, 30 mars 1903. » Évangéliser,619.3 ; Evangelism, 694.4.

Donc ici (après 1844), l’œuvre aurait pu être achevée. Ici (après 1888), l’œuvre aurait pu être achevée.

Ces deux périodes ont été l'histoire de l'échec du peuple de Dieu.

L’HISTOIRE DE SUCCES FINAL : LES 144.000

Quand nous arrivons à la fin, nous nous trouvons dans une histoire de succès. Et nous avons déjà beaucoup parlé de l'histoire de l'alpha et de l'oméga, de l'histoire d’échec et de l'histoire de succès. Et nous avons également identifié qu’il y a échec (Égypte/Millérites), échec (Babylone/1888) et succès final à la fin (Rome/144.000). Je veux donc juste nous le rappeler.

Et maintenant, alors que nous regardons l'histoire des 144.000, nous allons comprendre la nature de cette histoire en comprenant la fin de l’Israël ancien et également en comprenant comment cette Église a commencé (Millérites). Ce qui se passait à la fois de manière interne, alors que Dieu suscitait William Miller et commençait à lui enseigner particulièrement les prophéties ; mais également ce qui se passait de manière externe dans cette histoire – cela peut nous enseigner sur ce qui se passe de manière externe maintenant.

Donc je vais faire pas mal de lecture, j’espère que cela ne vous dérange pas, dans cette session. Il y aura beaucoup de lecture, parce que ce que je veux que nous fassions, c’est comprendre ce qui se passait de manière externe à l’intérieur du Protestantisme, juste avant 1798 ; et ensuite, de 1798 vers l’histoire de 1844.

LA CONDITION LAODICEENNE ET LE PHARISAÏSME

J’avais une autre citation ici, que je vais juste vous donner quand même, mais sur laquelle nous ne passerons pas beaucoup de temps. Faith and Works, 83.1. Elle parle là de la condition de l’Adventisme, qu’elle appelle la condition laodicéenne, et elle va citer Apocalypse chapitre 3 – le message à Laodicée. Elle dit :

« Le Témoin véritable dit d'une Église froide, sans vie et sans Christ : ‘Je connais tes œuvres ; que tu n’es ni froid ni bouillant. Je voudrais que tu sois froid ou bouillant. Ainsi, parce que tu es tiède, ni froid, ni bouillant, je te vomirai hors de ma bouche’ (Apocalypse 3.15-16). Notez les mots suivants : ‘Parce que tu dis : Je suis riche, et j’ai accru mes biens, et n’ai besoin de rien ; et [tu] ne sais pas que tu es malheureux, et misérable, et pauvre, et aveugle, et nu.’ Ici est représenté un peuple qui s'enorgueillit de posséder des connaissances et des avantages spirituels. … » FW, 83.1 ; Faith and Works, 83.1.

Lorsqu’ils disent donc « nous nommes riches et avons accru nos biens », de quoi se croient-ils riches ? De connaissances et d’avantages spirituels. « Nous avons les écrits des prophètes, nous avons les écrits de notre prophète, Moïse, nous avons les pionniers, nous avons Abraham, nous avons Miller. »

« … [Il] s'enorgueillit de posséder des connaissances et des avantages spirituels. Mais ils n'ont pas répondu aux bénédictions non méritées que Dieu leur a accordées. Ils ont été pleins de rébellion, d'ingratitude et d'oubli de Dieu ; et pourtant, Il les a traités comme un père aimant et indulgent traite un fils ingrat et rebelle. Ils ont résisté à Sa grâce, abusé de Ses privilèges, méprisé Ses opportunités, et se sont contentés de sombrer dans le contentement, dans une ingratitude lamentable, un formalisme creux et une hypocrite affectation. Avec un orgueil pharisaïque, ils se sont vantés jusqu'à ce qu'il soit dit d'eux : ‘tu dis : Je suis riche, et j’ai accru mes biens, et n’ai besoin de rien’ (verset 17). » FW, 83.1 ; Faith and Works, 83.1.

Elle compare la condition de Laodicée, la condition laodicéenne, avec l’orgueil pharisaïque. Disant que la condition des pharisiens est identique à la condition de Laodicée. C'est la même chose. Donc lorsque nous voyons aujourd’hui l’Église de Laodicée, nous identifions également le pharisaïsme.

Et comme je l’ai dit auparavant, quand nous parlons des Pharisiens et de l’idolâtrie dans laquelle se trouvait Israël à cette époque, il ne s’agissait pas d’immoralité. Ce n’était pas les droits des homosexuels. Ce n’était pas le mariage homosexuel. Ce n’était pas un comportement inapproprié à la télévision. Ce n’était pas les jeux d’ordinateur. Ce ne sont pas là les choses que l’on appelle « la condition laodicéenne » et qui nous rendent semblables au monde. Ce qu’on appelle la condition laodicéenne, c’est ce problème qu’avaient les pharisiens. Ils croyaient qu’ils étaient prêts, qu’ils étaient le peuple particulier, prêt à recevoir le Messie. Mais ils avaient formé un dieu à leur propre image et ils adoraient un dieu païen, sans même le savoir. Et nous avons regardé en arrière et nous avons vu que ce dieu païen était celui qu’ils avaient sorti d’Égypte.

L’HISTOIRE DES MILLERITES : CONTEXTE POUR UNE IMAGE PLUS LARGE

Donc si nous revenons à cette période des Millérites, je pense que nous pouvons avoir cette idée – et j’avais certainement l’idée, donc je vais assumer que d’autres l’avaient aussi – que les Millérites… Qu’il ne se passait pas grand-chose. Vous avez eu en Amérique la Révolution américaine (1765-1783). Les Protestants ne faisaient que flâner, jour après jour, semaine après semaine. Et ensuite William Miller est suscité et un peu de nulle part, à partir de rien, il y a ce réveil millérite. Et ce que je veux que nous voyions, c'est une image plus large de ce qui se passait à cette époque.

LES DEUX VAGUES DE GRAND REVEIL

Nous sommes peut-être familiers avec le Grand Réveil (Great Awakening en anglais). Si vous ne l’êtes pas, peut-être allez même juste sur la page Wikipédia, cela vous en donnera un aperçu (-fr.wikipedia.org). Au début des années 1700, il y a eu le premier Grand Réveil. C'était un réveil religieux massif. Il s'est vraiment produit, surtout en Amérique, mais aussi en Grande-Bretagne, dans d'autres régions. C'était une époque de grand renouveau religieux. Au début des années 1700. Cela a remanié certaines Églises et aussi la façon dont certaines personnes voyaient Dieu, dont elles adoraient. Cela a donc transformé leur paysage religieux.

Le deuxième Grand Réveil s’est passé dans les années 1790. Il a donc réellement commencé juste avant 1798. Ce deuxième Grand Réveil. Ce renouveau religieux massif a donc balayé l'Amérique, et a également touché la Grande-Bretagne et d'autres régions. Dans les années 1790. Ce renouveau s’est donc produit par le biais de camps meetings, de ministres itinérants – sensiblement de la même manière que l'histoire des millérites s'est déroulée. Nous pensons que nous étions les seuls à faire des camps meetings, nous ne l’étions pas. Toutes ces autres Églises expérimentaient aussi de grands réveils par le biais de camps meetings et de ministres qui voyageaient d’un poste à l’autre à dos de cheval.

Cela s'est vraiment produit des années 1790 aux années 1830. On peut donc dire que cela a duré environ quarante ans. Mais le Protestantisme est vraiment mort dans les années 1840. Et nous savons quand nous arrivons en 1844, qu’Ellen White décrit cette année comme étant, je crois qu’elle l’appelle, un déclin spirituel. Il faudrait que je regarde l’anglais pour correctement décrypter cela. Mais il est certain que le réveil était mort dans le Protestantisme en 1844.

Mais certainement au cours des années 1790, puis jusqu’en 1844, il y a eu ce réveil religieux massif à travers les États-Unis, connu sous le nom de Second Grand Réveil. Il altéra fondamentalement le caractère de la religion américaine. C'est de ce deuxième Grand Réveil que sont sortis d'abord les Millérites, puis l'Adventisme. Ainsi, lorsque nous regardons en arrière et que nous voyons la conversion de certains de nos pionniers, de déistes, comme William Miller, à protestants, cela se produit dans le cadre du deuxième Grand Réveil. Quand nous voyons Ellen White aller à l’église et entendre ces sermons ardents sur l'enfer et qu'elle est condamnée pour son péché. Tout cela se passe sous le Second Grand Réveil au sein du

Protestantisme, pas au sein du mouvement millérite. Et ensuite cela se développe dans le mouvement millérite.

Le premier Grand Réveil et son effet

Donc, si je peux résumer, que s'est-il passé sous le premier Grand Réveil ? Il y eut un changement radical dans le Protestantisme. Je suis sûr que c'est une trop grande simplification, mais avec ce changement radical dans le Protestantisme au début des années 1700, il y a eu vraiment l'ancien ordre et le nouvel ordre. On peut le résumer de la façon la plus approximative en disant « conservateurs et libéraux ». Les libéraux étaient les nouveaux. Et ce que les libéraux enseignaient, c'était plutôt de lire la Bible et de la comprendre pour nous-mêmes. Donc pour les conservateurs, vous aviez ces ministres âgés en Amérique, que beaucoup de gens admiraient, qui étaient comme les guides moraux des États-Unis. Ils inspiraient beaucoup de respect. Les gens attendaient de ces ministres protestants qu'ils définissent la Parole de Dieu pour eux.

Et dans ce premier Grand Réveil, au début des années 1700, vous avez eu le renforcement de ce type de Protestantisme libéral ; et ce n'était pas libéral dans la façon dont ils s'habillaient ou quoi que ce soit d'autre, mais ce que cette branche du Protestantisme défendait, c'était : « pourquoi avons-nous besoin de ces hommes pour définir la Parole de Dieu pour nous ? Ou pour nous parler de notre condition spirituelle ? Nous pouvons parler à Dieu directement. Nous pouvons comprendre directement. » Cela était également connecté à la Révolution américaine, avec ces concepts de Républicanisme, de liberté et d’indépendance.

Donc ces problématiques externes politiques sur la liberté et l’indépendance impactaient la manière dont opéraient les Églises protestantes.

Et les ministres âgés, ou les ministres très conservateurs se battaient contre cela. Ils ont donc créé ces deux factions en guerre au sein du Protestantisme. Les ministres âgés ont vu cela comme un manque de respect. Ils avaient perdu leur statut dans la société, ou étaient en train de perdre leur statut dans la société. Même s'ils n'avaient pas perdu beaucoup, ils pouvaient voir ce qui allait arriver et ils avaient peur. Ils ont donc commencé à se battre contre ce qu'ils considéraient comme un excès de libéralisme, comme une poussée trop importante. C'est donc vraiment ces deux côtés qui sont en cause.

Et cela est lié aux événements externes. Parce que vous avez la Révolution américaine, vous avez la Constitution, l’idée de la liberté individuelle. Et ensuite le débat à l’intérieur de l’Église sur la manière dont cela nous fait paraître, en tant qu’Église.

Donc c’est ce qui s’est vraiment passé lors du premier Grand Réveil et cela s’est construit au fur et à mesure que vous arriviez en 1798. Ce n'était pas quelque chose qui s'est éteint, c'était vraiment en train de se construire.

Le deuxième Grand Réveil : deux Églises

Et ensuite quand nous arrivons au second Grand Réveil – de ce grand réveil religieux qui a balayé l’Amérique, deux Églises en sont sorties. Deux mouvements et ensuite deux Églises. En parallèle, comme des jumeaux.

Je voudrais juste dévier un instant et mentionner, à cause du temps, qu’il y avait le mormonisme, sous Joseph Smith et les Millérites, sous William Miller.

Donc le mormonisme et les millérites – ils étaient les deux nouvelles dénominations, comme diraient les gens, qui se sont développées à partir du second Grand Réveil, côte à côte. Elles étaient les deux produits du second Grand Réveil. Les autres Églises ont peut-être changé de manières mineures, elles ont peut-être grandi et ensuite diminué, elles ont peut-être changé certaines de leurs perspectives – mais c’était là les deux dénominations qui sont sorties directement du second Grand Réveil. Les mormons sous Joseph Smith ; les millérites sous William Miller. Et il s’agirait vraiment d’un autre sujet si nous devions explorer cela aussi loin que possible pour voir ce lien.

Juste pour voir ce lien, le mormonisme s’est transformé en 1844, lorsque Joseph Smith a décidé qu’il se présenterait comme candidat à la présidence des États-Unis. 1844 était une année électorale. Il est entré en parcours de campagne ; il croyait en la présidence américaine comme étant une dictature ; combinaison Église-État ; il croyait en l'Amérique avec l'idée d'un destin manifeste, que c'était la nation qui devait être le nouvel Israël - c'était très populaire à l'époque ; et qu’il avait en fait reçu le mandat de Dieu pour contrôler tout le continent nord-américain. Donc il était assez différent de ce que nous définirions comme étant la position de William Miller.

Il a parlé de William Miller, il a attaqué William Miller publiquement. Donnant les mêmes anciens arguments avec lesquels nous sommes tous familiers aujourd’hui, selon lesquels Dieu ne nous donne pas le jour et l’heure de Sa venue, donc William Miller doit avoir tort. Il a vraiment ridiculisé William Miller. Il y avait donc cette tension publique.

Et ensuite, en 1844, au milieu de sa campagne électorale, Joseph Smith a été assassiné et est mort. Le mormonisme est alors passé d’un dirigeant à un autre dirigeant.

Nous identifions la même chose dans l’histoire millérite. William Miller n’est pas mort, mais nous sommes passés de William Miller à Samuel Snow, aux alentours de juillet. Ils sont donc connectés de très près.

Je veux juste que nous soyons conscients de ce qui s’est développé du second Grand Réveil.

LE PROTESTANTISME EN 1798

Maintenant, je voudrais nous ramener à 1798. Et nous ne traitons pas là de ces deux mouvements, mais de ce qui se passe juste dans le Protestantisme. Je vais lire à partir de A Master’s Thesis (Thèse de maîtrise) 1), par une femme nommée Rachel A. Snell2) de l’Université du New-Hampshire. Donc, elle a écrit sa thèse de maîtrise pour l’université sur l’état du Protestantisme en 1798. Et elle va revenir sur cette lutte libéraux-conservateurs dans un contexte en particulier. Il y a une histoire en particulier qui s’est passée en 1798, autour de laquelle tout le reste n'est qu'un arrière-plan, un point de départ. Elle va parler d’un homme en particulier : Jedidiah Morse3). Il était en fait ce qu’on considérerait comme étant la direction de la faction conservatrice. Jedidiah Morse. C’est de son fils, Samuel Morse, que nous tenons le code morse ; il a coinventé tout ce système de code morse. C’est donc son père, il était ministre – un ministre fortement conservateur ; l’un de ceux de l’ancienne branche qui virent qu’ils n’étaient pas respectés et perdaient leur place dans la société en tant que leaders.

Donc lorsqu’elle (Rachel A. Snell) parle de « la Nouvelle-Angleterre », elle fait référence à cette partie des États-Unis – elle dit beaucoup « Nouvelle-Angleterre ».

Je vais lire de sa thèse :

« Des générations avant la révolution américaine, les habitants de la Nouvelle-Angleterre ont maintenu l'importance d'une relation de coopération entre la religion et le gouvernement, la vertu publique et les devoirs publics. Associés au Républicanisme et au libéralisme, ceux-ci ont créé un mélange volatile. Selon l'interprétation du clergé de la Nouvelle-Angleterre de l'état de la vertu dans la société américaine, l'augmentation de l'infidélité et de l'irréligion signifiait que les forces du mal étaient en train de gagner. Cette tournure d’événements a été particulièrement critique pour les hommes qui nourrissaient le rêve de créer un nouvel Israël au sein de la nation américaine. » A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 21.

Donc ils identifient quelque chose auquel nous croyons tous. Le fait que les États-Unis était le nouveau Pays Glorieux. Le Pays Glorieux était le pays de Canaan et ensuite le Pays Glorieux moderne, les États-Unis. Ils identifiaient cela. Et il y a cette tension parce qu’ils ont toujours maintenu cette coopération entre la religion et le gouvernement ; (entre la) vertu publique – la religion – et les devoirs publics – le gouvernement. Et maintenant, alors que vous avez cette période de temps de la révolution, du Républicanisme, du libéralisme, connu comme étant « l’expérience républicaine (Republican experiment) », car il n’avait pas été prouvé qu’une quelconque forme de démocratie fonctionne même. Cela créé donc un environnement assez tendu.

Ils croyaient dans le millénarisme, que les mille ans allaient venir. Et cette doctrine a joué un grand rôle dans la lutte révolutionnaire imminente avec la Grande-Bretagne. Donc dans les années 1700, ils croyaient qu’ils étaient le nouvel Israël ou devaient l’être. Et ce concept, de la venue des mille ans de paix et de prospérité, a joué un rôle important dans leur révolution contre la Grande-Bretagne.

« Alors que les ministres de la Nouvelle-Angleterre de l'ère révolutionnaire résistaient à la tyrannie au nom de Dieu, considéraient la liberté comme la vertu du nouvel Israël américain et proclamaient qu'en partageant ces valeurs avec toute l'humanité, l'Amérique deviendrait le principal siège de la domination terrestre du Christ, la société de la Nouvelle-Angleterre était particulièrement sensible à l'établissement d'un lien entre les sphères religieuses et politiques pour plusieurs raisons. » A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 22.

Donc elle parle de la manière dont ils sont sensibles à ce que l’Église et l’État s’unissent.

« Plusieurs sources ont influencé le développement du millénarisme civil. Tout d'abord, les conflits avec la France ont renouvelé le sentiment anti-Catholique en Amérique et s'inscrivaient parfaitement dans la théorie du millénaire. Ces perceptions d'une conspiration catholique française massive étaient directement liées à une interprétation apocalyptique de l'histoire, dans laquelle les Français étaient complices des désirs de Satan de soumettre les élus de Dieu en Nouvelle-Angleterre. » A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 22.

Donc elle voit ces événements politiques externes dans ce cadre très religieux. Et avec cela, ils voient la papauté, la menace de la papauté et ils commencent à voir la France et à croire que la France et la papauté sont tous les deux les outils de Satan pour miner les États-Unis. Parce que dans cette histoire, il y a un assez grand danger pour eux d’entrer en guerre avec la France. Ils ne sont pas entrés en guerre avec la France, mais il y avait la possibilité qu’ils entrent en guerre avec la France vers la fin des années 1790.

« À la fin du 18ème siècle, les livres apocalyptiques de la Bible ont suscité un énorme intérêt populaire. »

A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 23.

Donc à la fin des années 1700, dans l’histoire de 1798, il y a cet intérêt grandement renouvelé pour les livres de Daniel et l’Apocalypse.

« Ce regain de popularité de la pensée millénaire sous la première République était alimenté par le drame des événements récents. […] Le millénarisme prospérait grâce aux événements dramatiques. Le clergé conservateur, dirigé par Jedidiah Morse, estimait que le déclin de la vertu publique, la montée des religions évangéliques, » c'est ce qu'ils appelaient la branche libérale, « et la politique républicaine démocratique constituaient la plus grande menace pour leur pouvoir social. » A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 23, 24.

Jedidiah Morse (1798) semblable à Jerry Falwell (1989)

Ils ont donc un problème avec la moralité. Je voudrais juste que nous nous souvenions ici, pour que vous puissiez l’avoir à l’esprit, ce que nous disons qui s’est passé avant 1989, avec la Majorité Morale4) et Jerry Falwell5). Donc nous sommes déjà familiers avec ce concept d’un réveil dans le Protestantisme, la peur d’une perte de moralité aux États-Unis et la croyance que cela conduirait à la perte de l’influence de ces ministres âgés et également au déclin des États-Unis, qui entreraient sous le jugement de Dieu pour immoralité.

C’était la même chose que Jedidiah Morse prêchait dans l’histoire de 1798.

« Dans les années 1790, l’ouest du Massachusetts et tout le Connecticut restaient dominés par des congrégationalistes orthodoxes » par les conservateurs, « qui étaient largement plus nombreux que les » libéraux. « L’université de Yale… »

Donc ils retournent à l’université de Yale – ces universités ont joué un rôle clé dans cette histoire.

« L’université de Yale, située dans l'ancien territoire calviniste du Connecticut, était un bastion de l'ancien calvinisme orthodoxe ; et Timothy Dwight, son président de 1795 jusqu’à sa mort en 1817, serait un allié crucial de Jedidiah Morse. Au cours des années 1790, Dwight s’est concentré sur les devoirs sociaux de l’Église. Il s’est donc identifié aux objectifs du vieux clergé calviniste orthodoxe. » A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 25.

Elle dit donc que ce domaine était particulièrement tenu par les conservateurs et un de ses bastions était Yale, ce qui allait devenir l'université de Yale, et le directeur de l’université de Yale. C’est comme si on parlait aujourd’hui de l’université Liberty au sud, conduite par Jerry Falwell et Jerry Falwell Junior. C’est similaire.

« Dès le moment de la ratification de la Constitution, en 1789, Dwight a correspondu avec ses collègues dirigeants religieux, » Dwight était à la tête de l’université de Yale « et a souligné l'importance de la moralité. Il avertit que cette nouvelle Constitution que les États-Unis avaient signée, aussi indispensable soit-elle, en tant que système de contrainte purement négatif, ne rétablira pas l'ordre ni n'établira la justice en Amérique, à moins qu'elle ne soit accompagnée et soutenue par la morale de toutes les classes de la population. Faisant écho aux arguments du clergé conservateur dans tout le sud de la Nouvelle-Angleterre, Dwight préconisa un rôle public pour le clergé en tant que surveillant moral de la société. » A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 25.

Donc il dit que « le gouvernement, la Constitution – tout est bien jusque-là. Mais si l’Amérique veut réellement être prospère, elle a besoin d’être morale. Et pour être moral, le gouvernement ne peut pas le faire, c’est notre travail. » C'est donc ce travail entre le politique et le religieux, l’Église et l’État.

« Les devoirs sociaux du ministre de la congrégation était de garder notamment le caractère moral de la société. C’est pour cette raison que Jedidiah Morse et d’autres ecclésiastiques similaires, se désignent comme des sentinelles et utilisent la théologie du millénarisme civil pour légitimer leur rôle de gardiens sociaux. Dans un sermon, Morse a parlé des critiques qu'il avait reçues pour son ingérence dans la politique. Mais Morse a dit : est-ce un nouveau crime ? » – les Églises se mêlant de la politique – « Il répond que non, c'est aussi vieux que le christianisme, voire même que la prêtrise elle-même. Les prêtres et les prophètes sous la dispensation de l’Ancien Testament, Christ et Ses disciples sous le Nouveau, le clergé chrétien fidèle de tout âge et de tout pays, ont prêché la politique. C'est-à-dire qu'ils ont inculqué la soumission aux magistrats civils et l'obéissance aux lois. Ils ont mis le peuple en garde contre l'animosité et la division, l'ont averti de ses dangers, qu'ils proviennent d'ennemis étrangers ou intérieurs, et ont exercé leurs talents et leur influence pour soutenir la religion et le gouvernement légal de leur pays. » A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 26.

John Adams, président des États-Unis en 1798

Il dit donc que le fait que l’Église se mêle de l'État n'est pas nouveau. Et j’aimerai que nous pensions à ce que se passe au niveau de l’État à cette époque (~1798). Qui est le président de l’Amérique en 1798 ? C’est John Adams. John Adams était président dans l'histoire pendant 1798. Nous verrons que cette présidence est menacée. Il y a une élection en 1800. Une élection américaine imminente. Et tout ce qu'il dit à propos de l'ingérence en politique, c'est parce que Jedidiah Morse soutient John Adams.

Et sans trop entrer dans l’histoire de John Adams, j’aimerai suggérer que si nous étions vivants à cette époque, nous aurions été en fort désaccord avec lui. Pour juste donner un indice, en 1798, l’administration de John Adams a institué les Lois sur les étrangers et la sédition (Alien and Sedition Acts), qui emprisonnaient quiconque critiquait le gouvernement par écrit, par publications, dans les journaux, par le journalisme, ou par quelque forme de discours public. Et puis également la partie sur l’immigration. Il n’était pas un président démocrate.

Jedidiah Morse soutient donc John Adams, ils ont d’ailleurs dialogué assez étroitement et Jedediah Morse a gardé une relation étroite avec les membres de son administration. Je veux juste placer ce contexte-là quand il parle de travailler avec l’État ; c’est parce qu’il a quelqu’un – un président et un parti politique – qu’il favorise.

« De plus, le clergé congrégationnel américain » les conservateurs, « trouvaient inconcevable la notion de séparation entre l'Église et l'État. La théologie puritaine mettait l'accent sur une relation intime entre l'Église et l'État, en particulier dans l'influente doctrine du millénarisme civil. Accoutumés à leur rôle habituel et poussés à de plus grandes actions par les idéologies de la révolution américaine, le clergé espérait assumer un plus grand rôle dans la société américaine post-révolutionnaire. Dans les années 1790, Jedidiah Morse chercha à élargir le rôle du ministre de la paroisse. [Il devint] un géographe passionné. » A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 35.

Et si vous le cherchiez en ligne aujourd'hui, vous verriez toutes les cartes qu'il a dessinées.

LA SORTIE D’ÉGYPTE ET LA SORTIE DE LA GRANDE-BRETAGNE

« Il assigna au clergé un rôle important dans le maintien du bonheur du Connecticut en servant de frein à l'esprit dominateur du Républicanisme. Il suggéra même que lorsque les ministres prêchaient les sermons électoraux annuels, ils devaient soumettre l'historique des événements de l'année écoulée comme référence pour régler tout différend politique et prévenir la montée des factions politiques. Cependant, la majorité des citoyens américains n'étaient plus disposés à laisser les élites religieuses interpréter les événements politiques à leur place. […] Malgré cette nouvelle série de défis, le ministère conservateur de la Nouvelle-Angleterre n'était pas prêt à abandonner ses visions d'une utopie religieuse et républicaine aux États-Unis. De plus, ils n'étaient pas prêts à renoncer à leur rôle dans la création de cette utopie. […] Poursuivant l'imagerie biblique utilisée pour décrire la lutte révolutionnaire, ils appliquaient des thèmes similaires au développement social de cette nouvelle République. Ayant observé les merveilles divines contre le Pharaon, et ayant rapidement pris les armes pour renverser l'Égypte, » Pharaon et l’Égypte étant la Grande-Bretagne, « les habitants de la Nouvelle-Angleterre savaient que leur périlleuse expérience avec la démocratie, maintenant dans le désert, ne dépendait de rien d'autre que de leur propre moralité. » A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 35, 37, 38.

Je veux donc que nous y réfléchissions. Les Israélites ont quitté l'Égypte ; ils ont été libérés de leurs oppresseurs et maintenant leur grandeur nationale dépend de la moralité du peuple. Et c'est ainsi que ces ministres conservateurs le définissent. Ils disent : « la Constitution est si bonne – ces idées de droits et de liberté – tout est bon jusqu'à présent. Mais pour que nous réussissions en tant que nation – nous nous sommes libérés de la Grande-Bretagne – de l'Égypte, mais maintenant nous sommes dans le désert et nous devons prouver notre moralité individuelle. Et c'est le rôle du clergé, sinon nous ne réussirons pas, en tant que nation, sur le plan politique. Et des nations comme la France nous renverseront. »

Je veux juste nous rappeler que c'est la même réflexion qu'ils ont menée tout au long de l'histoire de – tout au long de cette histoire (des millérites) – mais que nous voyons mener à la guerre civile américaine. Parce que, tout d'abord, s'ils vont dire qu'Israël a été libéré d'Égypte et est entré dans la terre promise – qu'est-ce qu'Israël a fait aux habitants de la terre promise ? Ils les ont fait passer au fil de l’épée, ils les ont ôtés. Que devaient donc faire ces grands États-Unis, ces pèlerins, aux Indiens d'Amérique ? Les ôter, les tuer, les déplacer, les faire passer au fil de l’épée. Cela faisait partie de leur idéologie, de leur rôle.

Et puis Israël entre en Canaan, et qu'est-ce qu'il a ? Un esclavage institutionnalisé. Qu'attend donc Dieu du nouvel Israël ? Un esclavage institutionnalisé. C'est donc ainsi qu'ils interprètent l’Israël ancien pour se définir eux-mêmes, sans utiliser de très bonnes méthodes d'enseignement en paraboles. Si vous savez comment nous avons discuté du dispensationalisme pour expliquer tout cela, c'est exactement la même logique qu'ils utilisent là pour dire que le succès des États-Unis en tant que République dépend de la moralité du peuple.

« Cette nouvelle société, telle qu’ils la voyaient, ne reflétait pas la vertu que le clergé conservateur désirait voir dans la société. Ils avaient à la fois peur du sort de la société, tant sur le plan religieux que politique » car les deux étaient liés, « et leurs craintes personnelles de perdre leur influence. Et cela les a incités à chercher une solution. Cela a créé un partenariat entre les fédéralistes et le clergé conservateur. Bien qu'il n'ait jamais été officiel, cela a inauguré une campagne parmi le clergé conservateur, avec Jedidiah Morse comme dirigeant de facto. » A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 52.

Et c'était une relation avec Jedidiah Morse, qui dirigeait cette faction conservatrice et soutenait l'administration de John Adams. J'ai déjà dit que quand on veut parler de démocratie, il n'était pas un bon président.

Un jour de jeûne déclaré

« En 1798, John Adams… »

Nous avons parlé brièvement, nous avons mentionné la façon dont il traite la liberté d'expression, la liberté de la presse, le journalisme et aussi les droits des minorités et des immigrants aux États-Unis. Pour faire face aux pressions extérieures qui pesaient sur son administration – quand on y pense également, nous n’y sommes pas allés, mais ce sont ces tensions qui se font jour, même avec la France.

« John Adams décida de déclarer une journée de jeûne national. De jeûne et de prière. »

Donc cela vient du président des États-Unis. Cela avait été fait auparavant, ce n’était pas quelque chose de totalement nouveau. Mais il l’a rendu beaucoup plus religieux que tout ce qui avait été fait auparavant ou après. Cela ne devait jamais arriver – cet événement religieux qu’il en a fait.

« Le langage des proclamations du jour de jeûne d'Adams énonce clairement ses intentions religieuses et la préoccupation qu'il partageait avec les dirigeants politiques et sociaux de sa région natale » la région conservatrice « au sujet de la décadence de la vertu publique. » A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 55.

Elle cite John Adams :

« Rappelez-vous en ce jour de jeûne nos nombreuses offenses contre le Dieu très haut. Confessez-les devant lui avec une pénitence sincère. Implorons sa miséricorde par l'intermédiaire du grand médiateur et rédempteur pour nos transgressions passées et prions pour que, par la grâce de son Esprit Saint, nous soyons disposés à obéir à ses justes réquisitions dans les temps à venir. » A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 55.

Il relie donc directement la moralité de la nation comme remède ou solution aux problèmes politiques auxquels son administration est confrontée.

« Pour de nombreuses personnes en Amérique, déclarer des jours de jeûne aussi religieusement prévus était inacceptable dans une nouvelle République. »

Ce qui se passait ces jours-là, c'est qu'ils se réunissaient dans des églises et qu'il y avait un sermon de jeûne. Celui qui devient particulièrement pertinent pour nous, est un sermon lors de cette première journée de jeûne, le 9 mai 1798, où Jedidiah Morse a pris la chaire et fait quelques déclarations intéressantes.

« Le sermon de la journée de jeûne suivait généralement le format de la jérémiade. »

Donc lorsqu’elle dit « jérémiade », elle fait référence au livre de Jérémie, quand Jérémie se levait et se lamentait sur les péchés du peuple, les jugements de Dieu. Donc en ces jours de jeûne, les sermons étaient généralement formulés de cette manière. Comme « regardons tous nos péchés ; ce qui est arrivé à notre nation à cause de nos péchés ; nous devons nous repentir, » etc.

Je voudrais citer un de ses sermons. C’est d’un sermon ultérieur ; nous allons revenir au 9 mai, mais il s’agit là du 29 novembre 1798.

« Morse a tout de même informé sa congrégation d'une menace très grave, suggérant que si les citoyens américains ne changeaient pas leur comportement, l'avenir du gouvernement était en question. En présentant une solution, Morse a d'abord dénoncé l'absence de lois contre de telles […] immoralités. » A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 41, 58.

Il dit donc qu'il n'y a pas de lois instituées par l'État pour corriger la moralité du peuple. Je le cite :

« Beaucoup de nos lois, en effet, contre le vice et l'immoralité, celles en particulier contre les jurons profanes, la débauche, les jeux et la violation du Sabbat ne sont qu'une lettre morte. » A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 58, 59.

Il dit donc : « nous avons des lois pour faire respecter la moralité aux États-Unis ». Il parle des lois du dimanche comme d'une seule loi, mais aussi des lois contre le langage, la profanation, les différents types de vice et d'immoralité, la consommation d’alcool, etc. « Nous avons ces lois aux États-Unis, mais elles sont une lettre morte, elles ne sont pas correctement imposées. Le gouvernement n’impose pas la moralité publique ».

Thomas Jefferson

« Dans les mains d'un orateur habitué à intégrer des images religieuses et politiques tel que Morse, [Thomas] Jefferson était devenu le faible et méchant Achaz, et Adams [John Adams] le pieux et sage Ézéchias. » A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 60.

Nous avons donc maintenant les deux factions politiques extérieures sur lesquelles ils se battent. Il y a Thomas Jefferson et John Adams.

Donc Thomas Jefferson était considéré très favorablement par la branche libérale du Protestantisme. Mais la branche conservatrice le voyait comme Achaz de la Bible. Parce que lui, en lui-même, n’était pas si religieux que cela. Je n’ai pas ses vues exactes devant moi, mais il semblait plutôt être déiste. Il n’était pas vraiment un protestant fort comme ce qu’ils voulaient. Ils (les conservateurs) le voyaient vraiment comme quelqu’un d’inapte moralement à diriger la nation. Donc la branche conservatrice soutenait John Adams ; la branche libérale soutenait Thomas Jefferson.

Et Jedidiah Morse, dans ses sermons, utilisait ces histoires bibliques – celle-ci d’Achaz et d’Ézéchias – pour représenter Jefferson et John Adams.

« Le message était brutal : toute personne connaissant Ésaïe s'opposerait à l'élection d'un candidat à la présidence présentant de nombreuses similitudes avec le roi biblique Achaz. Comme Abiel Holmes l'a si justement souligné en 1799, ‘Qui ne perçoit une heureuse ressemblance entre la conduite du roi juif et celle du PRÉSIDENT AMÉRICAIN ?’ » A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 60.

Si vous regardiez John Adams et Thomas Jefferson comme je l'ai dit précédemment, ce mouvement prendrait le parti de Thomas Jefferson. Malgré son désintérêt apparent pour la religion dans sa vie privée, c'est lui qui croyait en la séparation de l’Église et de l’État et de la Constitution.

« Dans une lettre du 30 janvier 1799 à Morse, John Jay exprime la détresse ressentie par de nombreux conservateurs politiques et sociaux. » A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 65.

Donc c’est là l’un de ses alliés, qui écrit à Jedidiah Morse. Il dit :

« ‘Nous voyons beaucoup de choses, mon cher monsieur, qui pourraient être modifiées pour le mieux, et cela, je crois, a toujours été le cas. Mais à cette époque, il y a certainement un nombre et une série d'événements et de circonstances peu communs qui revêtent un aspect inhabituellement présomptueux.’ […] Les fédéralistes de la Nouvelle-Angleterre et le clergé congrégationnel conservateur, alliés par des temps incertains et des objectifs similaires, identifièrent deux dangers à l'expérience républicaine américaine et à l'existence même de l'union. » A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 65, 66.

RESUME DE L’HISTOIRE DE 1798

Il se passe donc plusieurs choses à cette époque. Pour résumer : vous avez eu le premier Grand Réveil - deux branches du Protestantisme : conservatrice et libérale. Vous avez des événements extérieurs cataclysmiques : la révolution américaine, la formation de la République, la rédaction de la Constitution. Ensuite, vous avez la tension continue avec la Grande-Bretagne, la division du territoire, la révolution française. Puis des tensions avec la France qui se transforment presque en guerre avec la France. Il y a donc toutes ces choses extérieures qui les ébranlent.

Et vous avez ce vieux bastion conservateur qui a le sentiment de perdre sa place dans la société pour maintenir la morale de l'Amérique et s'il perd cela, l'Amérique va tomber.

LA TACTIQUE DE JEDIDIAH MORSE

Ce que fait Jedidiah Morse est une tactique particulièrement intéressante ; et bien que je veuille la décrire comme une méthode ou une tactique, il croyait très fort en ce qu'il disait et en ce qu'il faisait. Et ce qu'il fait en 1798 en ce jour de jeûne, le 9 mai, il monte en chaire, il donne exactement ce à quoi les gens s'attendent. Il parle de l'immoralité et des problèmes, de la nécessité de se repentir et de la peur des flammes de l'enfer – c'est ce type de sermon qu'ils s'attendent à entendre. Mais ensuite, ils entendent quelque chose auquel ils ne s'attendaient pas.

« Il déclara à son auditoire attentif : ‘On a longtemps soupçonné que des sociétés secrètes, sous l'influence et la direction de la France, ayant des principes subversifs à l'égard de notre religion et de notre gouvernement, existaient dans ce pays [aux États-Unis].’ En outre, en soulignant les préoccupations à la fois de dirigeants politiques et religieux de la Nouvelle-Angleterre, il a fourni aux éléments conservateurs de la politique et de la religion américaines une explication extrêmement efficace. » A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 67.

Donc il dit : pourquoi cette faction libérale grandit-elle ? Pourquoi avons-nous cette tension en politique ? Pourquoi trouvons-nous que l'immoralité est tolérée ? Pourquoi trouvons-nous quelqu'un comme Thomas Jefferson qui monte au pouvoir et menace notre administration actuelle ?

John Adams était candidat à la réélection, il n'avait effectué qu'un seul mandat. Il se présente à la réélection en vue des élections de 1800. Et Thomas Jefferson s'avère être une menace pour lui. Et Jedediah Morse va dire : pourquoi cette menace pour John Adams ? Cette menace externe ? Pourquoi voyons-nous cette tension politique grandir aux États-Unis et ce roi Achaz, ce roi immoral Achaz, s’élever pour détruire ce pays ? Et il dit que c'est le travail subversif de la France en particulier – sous l'influence et la direction de la France – combinée avec la papauté, à travers des sociétés secrètes, à savoir les Illuminati.

« Les Illuminati bavarois combinèrent les menaces présentées par les Français et les [factions libérales] croissantes en un seul et même ennemi que les habitants de la Nouvelle-Angleterre en particulier pouvaient identifier comme l'ennemi ultime… » A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 67.

Ils disent donc qu'il y a un État profond (deep state)6). Il y a un État profond qui travaille contre John Adams, la faction politique conservatrice et la faction religieuse conservatrice. Et il va dire que Thomas Jefferson et ceux qui le soutiennent, pas seulement politiquement mais aussi la faction libérale du Protestantisme, sont sous le contrôle des Illuminati bavarois.

C'est un véritable tournant. C'est l'introduction du Protestantisme aux théories de conspiration pour justifier ses idéologies politiques. Il prend tout ce qui est une menace pour ce bastion conservateur. Les menaces, ce sont ces protestants libéraux, ces ministres libéraux dont l'influence grandit ; la menace des Thomas Jeffersons, des gens qui poussent le Républicanisme trop loin, des gens immoraux, des gens avec tous les vices. Et il a résumé et enveloppé toutes ces menaces dans quelque chose qui peut satisfaire ce bastion conservateur. Il dit : tout cela est le travail de l'infiltration des sociétés secrètes aux États-Unis – ce sont les Illuminati.

« Il exploita la menace des Illuminati à des fins politiques. » A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 67.

Il disait que deux États abritaient les sociétés Illuminati : la Virginie et New-York. Pourquoi nomme-t-il ces deux États ? Il n’a aucune preuve de cela mais la raison pour laquelle il va dire que la Virginie et New-York abritent les Illuminati, c’est parce que la Virginie est l’État natal de qui ? De Thomas Jefferson. La Virginie était l'État d'origine de Thomas Jefferson. Et New York était l'État d'origine d’un autre homme qui était récemment devenu l’ennemi de John Adams, en écrivant une lettre infâme qui critiquait implacablement John Adams. New York était l'État natal d'Alexander Hamilton.

Il résume donc toutes les menaces qui pèsent sur ce bastion conservateur du Protestantisme, qui croit en cette combinaison d’ Église et d'État, en ces mille ans de prospérité, en l'Amérique comme nouvel Israël, et dit : la menace qui pèse sur nous, dans chaque partie, est cet État profond où tout le monde travaille ensemble – les libéraux travaillent ensemble en coulisses, les Thomas Jeffersons, les Alexander Halmitons – ils travaillent ensemble en coulisses et c'est le travail des puissances étrangères pour nous contrôler. Il relie cela à la papauté. La France et la papauté, croit-il, sont unies et elles le font par le biais des Illuminati.

Cela a créé une véritable tempête. Il le fait en mai 1798. Il le répète avec plus de force vers la fin de 1798, lorsque John Adams proclame un autre jour de jeûne et qu'il fait un autre sermon, puis il devient pratiquement encore plus radical sur ce point de vue. Et en 1799, il est juste encore plus fort dans son langage.

Donc je ne veux pas entrer dans tous les détails en raison du temps, mais il a déclaré avoir une lettre d'un homme en particulier en Angleterre qui confirmerait, qui avait la capacité de confirmer, si oui ou non les Illuminati étaient toujours actifs et en activité en Amérique.

Deux hommes, deux universités

Il y a donc deux hommes maintenant. Jedidiah Morse dirige cette branche conservatrice et elle est particulièrement centrée sur Yale. Mais il y a cette autre branche (libérale) et je crois qu'elle est en fait centrée sur Harvard. Vous avez donc ces deux universités clés : l’université de Yale, conservatrice ; et je crois que c'est l'université d’Harvard qui représente la branche libérale du Protestantisme.

Et cette branche libérale était en réalité dirigée par un ministre connu sous le nom de William Bentley. Et il était très bien vu. Il avait fait ses études à Harvard. Il est devenu membre de cette branche libérale du congrégationalisme. Il avait un esprit résolument libéral, il partageait souvent sa chaire avec des prédicateurs d'autres sectes. Donc s'ils ne croyaient pas comme lui, il les laissait quand même parler. Il ne nourrissait aucune ambition politique. Il donnait des cours à des étudiants prometteurs et utilisait son propre salaire pour soutenir les membres les plus pauvres de sa congrégation. Par deux fois, Thomas Jefferson lui a offert un poste important.

Donc de nouveau, William Bentley, est vraiment de ce côté libéral avec Thomas Jefferson ; Jedidiah Morse avec John Adams. Et Thomas Jefferson a offert à William Bentley des postes assez importants à deux reprises. Les deux fois, William Bentley les a refusés. « Il était l'antithèse de Jedidiah Morse », aux antipodes. (voir A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 99-100).

« Avec son expérience et ses relations, il était logique que Bentley conteste la présentation de Morse sur la menace des Illuminati bavarois. Déjà connecté aux journaux locaux, Bentley utilisa la rubrique du journal pour discréditer Morse et la théorie d'une conspiration des Illuminati bavarois. […] Dans sa première dénonciation des Illuminati bavarois, Bentley n’exprima aucun sentiment dur envers le clergé qu'il croyait avoir été trompé par l'ignorance et le climat culturel du moment. Début 1799, il publia sous le pseudonyme de Corneille un tract intitulé « Extracts from Professor Robinson's ‘Proofs of Conspiracy’ with Brief Reflections (Extraits des ‘preuves de conspiration’ du professeur Robinson et réflexions brèves) », qui documentait les diverses incohérences et les arguments illogiques qui » avaient été utilisés pour construire cette idéologie Illuminati. A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 100.

Elle (Rachel A. Snell) cite William Bentley :

« ‘Mais dans cet ordre, des hommes s'immisceront » – dans cet ordre, il faut entendre ceux qui assument cette théorie de conspiration – « qui ont étudié leur Bible et non pas l'humanité pour laquelle elle a été écrite. Qui connaissent mieux leurs propres opinions grâce aux dogmes qu'à l'histoire et à l'investigation’. Bentley croyait que le clergé souffrait d'une influence excessive de la part d'individus peu scrupuleux et ambitieux, ainsi que de leur propre ignorance et intolérance personnelles. » A Master’s Thesis, Rachel A. Snell, 100, 101.

Donc plus tard, si vous deviez finir cette thèse, écrite sur cette période, Jedidiah Morse a prétendu avoir en sa possession une lettre d'un homme en Angleterre qui prouverait l'existence des Illuminati aux États-

Unis. William Bentley a donc écrit à ce même homme européen et lui a dit : « Dites-moi ce que vous avez écrit dans sa lettre ». Jedidiah Morse a refusé de rendre publique cette lettre de preuve, qu'il avait dit avoir reçue. À la fin de cette affaire, Jedidiah Morse avait été humilié. Il avait été vraiment réfuté. Il a prétendu avoir des preuves, puis quand il a finalement été contraint par William Bentley à présenter ces preuves, il s'est avéré qu'il les avait complètement fabriquées. Bien qu'il ait eu une lettre, si cette lettre contenait quelque chose, c'était en fait pour réfuter sa position. Tout en refusant de la publier, il avait dit qu'elle prouvait sa position. Il a donc fini par être assez humilié par cette affaire, par la fabrication de preuves à l'appui de sa théorie de conspiration.

1798 ET 1989 : MEME HISTOIRE

Vous avez donc ici des branches libérales et conservatrices du Protestantisme et ce réveil. Nous avons déjà dit que nous voyons cela avant 1989. Et il y a eu beaucoup plus de présentations sur ce sujet que sur la période précédant 1798. Nous voyons Jerry Falwell, ces conservateurs qui ont interprété l'Amérique comme étant le nouveau pays glorieux ; et ont interprété cela d'une telle manière, ne comprenant pas les changements dispensationnels, que les États-Unis doivent donc avoir une ségrégation institutionnalisée. Il ne veut plus dire esclavage, mais il a rejeté le mouvement des droits civils, il s'est battu contre le mouvement des droits civils parce qu'Israël a pratiqué la ségrégation raciale, donc l'Amérique doit pratiquer la ségrégation raciale.

Vous avez de nombreux dirigeants protestants de cette époque qui soutiennent le mouvement des droits civils. Donc, encore une fois, il y a une scission ici, et vous le voyez maintenant encore. Il existe aux États-Unis de nombreuses églises à majorité noire, dirigées par des Noirs, qui ne soutiennent pas Donald Trump. Il y a cette division au sein du Protestantisme. Tout le Protestantisme ne soutient pas Donald Trump. Il y a cette division. Mais c'est la faction conservatrice qui a identifié Donald Trump comme son président. Mais ils ont commencé ici même, avec Reagan. Ici avec Reagan (histoire de 1989), ici avec John Adams (histoire de 1798).

Et ils ont une tactique particulière pour défendre leurs opinions politiques et c'est la théorie de conspiration. C'était la théorie du complot en 1798 et ce sont les théories du complot qui ont également mené à cette histoire avec le Protestantisme conservateur d'aujourd'hui.

LES ILLUMINATI

Je veux juste passer un moment sur les Illuminati. Si nous pouvions juste avoir un aperçu de ce que l'histoire nous dit réellement sur les Illuminati. Ils ont été créés en 1776. Donc, si nous devions voir l’Église catholique au Moyen-Âge – en 1773, que se passe-t-il ? Elle abolit les Jésuites, elle va tomber en tant qu’Église. Elle a aboli les Jésuites parce qu’elle a perdu une grande partie de son pouvoir politique. Et tout cela se passe sous… Il y a un mot pour ça : les Lumières.

Donc si vous pensez à ce que nous appelons les Lumières. Pourquoi appelle-t-on cela le Moyen-Âge (Âge des Ténèbres en anglais) ? La vérité avait été étouffée, la lumière avait été supprimée. Mais ce n'était pas seulement la vérité au sens de vérité biblique. Tout type de science ou de médecine – tout ce qui semblait remettre en cause la vision du monde de l’Église catholique et notre place dans ce monde et dans l'univers était attaqué et toute personne qui le faisait était persécutée. Par exemple, l'idée que la terre tournait autour du soleil, plutôt que le soleil autour de la terre. Tout type de changement, qu'il soit politique ou scientifique, ou toute version des sciences qui remettrait en cause la perspective de l’Église catholique était vraiment écrasé.

Donc, ce qui s'est passé au siècle des Lumières, c'est que l'âge des ténèbres (le Moyen-Âge) a commencé à s'estomper parce que les gens ont vraiment commencé à pousser en avant, à pousser à travers cet obstacle. Ils ne veulent plus que l’Église catholique les empêche d'avoir une lumière, non seulement sur la bible mais aussi sur ces autres sciences.

Et c'est à partir de ce siècle des Lumières que l'on trouve les Illuminati. Ils ont été formés par un homme qui était jésuite. Je crois qu’il était professeur de droit à l'université.

Et il a réalisé qu'il était dans une université jésuite, qu'il était un jésuite, qu'elle était contrôlée par des jésuites, qu'elle était financée par des jésuites. Même si les jésuites avaient été abolis, ils contrôlaient toujours cette université ; et chaque fois qu'il essayait d'enseigner quelque chose dans cette université qui allait à l'encontre de l’Église catholique, il était réduit au silence. Tous ceux qui enseignaient contre l’Église catholique, ou dans une science, une loi ou une mode qui était contraire à l'idéologie, ou qui sapait la version de l’Église catholique de ce à quoi la terre devrait ressembler, de ce à quoi les gens devraient ressembler – se retrouvaient à perdre leur emploi, à être rétrogradés ou réduits au silence d'une manière ou d'une autre. Et il en est devenu très malade. Il a donc vraiment quitté son milieu jésuite. Il est devenu un ex-jésuite ; il a laissé derrière lui le fait d'être jésuite et il a décidé qu'il allait former une société souterraine qui pourrait diffuser des informations derrière le dos de l’Église catholique.

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Je ne dis donc pas que tout ce que les Illuminati ont fait était nécessairement bon. Mais je veux que nous voyions la vérité par rapport à la théorie de conspiration. Parce que la vérité de son commencement est en fait tout à fait raisonnable. Ces gens n'étaient pas des satanistes. Il s'agissait de personnes qui voulaient partager une illumination ou une lumière derrière le dos de l’Église catholique pour éviter d'être réduites au silence et de perdre leur emploi, que ce soit dans l'enseignement ou les sciences, ou en politique ou dans n'importe quel autre chemin vie où ils se trouvaient. Donc cela est devenu une société secrète dans ce but.

L’Église catholique lutta en réponse contre cela, au fur et à mesure qu’ils devenaient plus connus. Ce qu'il a fait, c'est qu'il a infiltré les francs-maçons. Il est devenu un franc-maçon, puis il a fait le tour des francs-maçons et a recruté de la franc-maçonnerie dans sa nouvelle société, les Illuminati. Elle n'a existé que pendant une dizaine d'années, les Illuminati n'existent plus depuis les années 1780. Environ dix ans plus tard, elle a été bannie. Ils ont trouvé une liste de tous ceux qui avaient joint les Illuminati, tous leurs registres. Et la société dans son ensemble a été proscrite. Quiconque faisait partie des Illuminati était persécuté et la société entière fut fermée.

Les Illuminati et la révolution française

Elle n'a pas existé – il n'y a pas la moindre preuve que les Illuminati aient existé depuis les années 1780. Mais les théories de conspiration qui y étaient liées sont devenues si fortes. Ce qui s'est passé, c'est que tout a commencé en 1776. En 1779, c'est le début de la révolution française. Et ce que Jedidiah Morse vous enseignera, c'est que les Illuminati ont été les instigateurs de la révolution française, qu'ils ont été la cause de la révolution française, qu'il n'y aurait pas de révolution française sans les Illuminati.

Pourquoi savons-nous que la révolution française a eu lieu ? Quelle était la cause de la révolution française ? La Tragédie des Siècles, 302.3.

« Rome avait mal représenté le caractère de Dieu et perverti Ses exigences, et maintenant les hommes rejetaient à la fois la Bible et Son Auteur. Elle avait exigé une foi aveugle dans ses dogmes, sous la prétendue sanction des Écritures. En réaction, Voltaire et ses associés rejetèrent complètement la parole de Dieu et répandirent partout le poison de l'infidélité. Rome avait écrasé le peuple sous son talon de fer ; et maintenant les masses, dégradées et brutalisées, dans leur recul de sa tyrannie, se libèrent de toute retenue. … » La Tragédie des Siècles, 302.3 ; Great Controversy, 281.3.

Donc qu’est-ce que « recul » ? Le recul (rebondissement), c'est quand vous tendez cette corde jusqu'à ce que vous alliez dans une direction, dans la direction de la tyrannie, et puis quand cette corde se relâche, que se passe-t-il ? Elle va rebondir, elle va partir loin dans l'autre direction. Ainsi, comme ils se sont trouvés dégradés et brutalisés par Rome pendant 1260 ans, lorsqu'ils ont rebondi devant cette tyrannie, lorsqu'ils ont retrouvé leur liberté, ils ont abandonné toute retenue.

« … Enragées par la tricherie étincelante à laquelle elles avaient si longtemps rendu hommage, elles rejetaient ensemble la vérité et le mensonge ; et confondant licence et liberté, les esclaves du vice exultaient dans leur liberté imaginaire. » La Tragédie des Siècles, 302.3 ; Great Controversy, 281.3.

Donc c’est là où vous devez être. Ils avaient été pris par l’Église catholique pendant une longue période de temps en tyrannie ; quand cette corde est coupée, ils ne reviennent pas à une position équilibrée, ils rebondissent, ils vont bien au-delà. Ils rejettent à la fois la vérité et l’erreur ensemble.

C’était là la cause de la révolution française. Vous pouvez parcourir tous les écrits d’Ellen White – elle ne dira même pas une seule fois que les Illuminati ont instigué la révolution française. Pourquoi ? Parce qu’ils ne l’ont pas fait. C’est là l’introduction des théories de conspiration pour justifier les événements externes.

« Avec les pères fondateurs, les Illuminati contrôlaient les marionnettes de l'antichrist. »

Trouverez-vous cela dans un quelconque écrit d’Ellen White ? Non. Pourquoi donc y croyons-nous ? Pourquoi les adventistes du septième jour conservateurs croient-ils aux Illuminati ? Maintenant, les adventistes du septième jour conservateurs diront : « nous avons Miller et nos pionniers ». Miller ou les pionniers se souciaient-ils des Illuminati ? Non. Que disaient-ils à propos des pères fondateurs ? C’était positif, n’est-ce pas ? Qu’ont-ils dit à propos de la révolution française ? La même chose qu’a dit Ellen White. Pourquoi alors y croyons-nous ?

LES THEORIES DE COMPLOT, ELLEN WHITE ET LES SOCIETES SECRETES

Nous avons le même problème qu’avait la nation juive. Nous avons formé une idée de Dieu, de Son caractère ; et avec cela – et c’est plus large que vous pourriez le penser – c’est également la manière dont nous voyons les événements externes et les rouages de la grande controverse. Nous avons modelé cela selon l'image, selon l'idolâtrie que nous avons tirée du Protestantisme et que nous devions laisser derrière nous.

Pourquoi avons-nous tant de théories du complot ? Pourquoi avons-nous des gens qui ne veulent pas se faire vacciner ? Ellen White a été vaccinée. Pourquoi y a-t-il des gens qui ne veulent pas se faire vacciner ? Parce que c'est la position adoptée par le Protestantisme. Ellen White a vécu à l'époque des vaccinations, elle n'a jamais dit que c'était une mauvaise chose. Elle est allée se faire vacciner elle-même. Les personnes qui tiennent à ces positions sont les mêmes que celles qui sont revenues ici (fin de l'histoire des millérites) et ont dit « nous tenons aux écrits de notre prophète », tout comme les pharisiens ont dit

« nous tenons aux écrits de Moïse ». Mais notre prophète n'a jamais parlé des Illuminati. Elle n'a jamais même parlé des sociétés secrètes, dans ce contexte.

J’aimerai regarder quelques citations où Ellen White parle des sociétés secrètes. Je vais considérer trois citations spécifiques. La première : Spalding and Magan, 28.1. Trois citations particulières où elle parle des sociétés secrètes, parce que nous savons qu’elle en parle.

Ici elle parle du Sud américain. Elle dit :

« A l'heure actuelle, la persécution n'est pas générale, mais que l'élément du Sud reçoive des informations de nature à éveiller son tempérament excité, et toute la cause de la vérité en souffrirait, et le grand champ missionnaire serait fermé. » Spalding and Magan, 28.1 ; SpM, 28.1.

Donc la guerre civile américaine vient de se passer, les esclaves ont été libérés, l’émancipation a eu lieu ; et ce qu’Ellen White identifie, c’est qu’il y a cette fenêtre d’opportunité pour faire parvenir des missionnaires dans le Sud pour éduquer et pour enseigner les esclaves libérés au sujet de l’évangile. C’est le nouveau champ missionnaire. Mais elle dit :

« … Soyez avertis. Que l'instruction soit donnée à cette classe très opprimée que le respect du Sabbat ne nécessite pas leur travail le dimanche. » Spalding and Magan, 28.1 ; SpM, 28.1.

Donc elle a peur que si ces missionnaires vont dans le Sud et disent à ces esclaves qu’ils doivent travailler le dimanche pour prouver leur foi – s’ils font cela, toutes les puissances de la population blanche du Sud, qui sont les transgresseurs de la loi de Dieu, s'abattront sur eux et ils trouveront ce champ missionnaire fermé. Nous serons confrontés à une telle persécution, la communauté noire du sud sera confrontée à une telle persécution pour avoir adoré le dimanche, que nous trouverons notre fenêtre d'opportunité pour les atteindre fermée.

« Les membres des églises, les prêtres et les dirigeants » du Sud protestant conservateur « s'associeront pour organiser des sociétés secrètes qui travailleront dans leur main à fouetter, emprisonner et détruire la vie de la race de couleur. L'histoire sera répétée. » Spalding and Magan, 28.1 ; SpM, 28.1.

LE KU KLUX KLAN ET LES SOCIETES SECRETES

Donc elle dit que des sociétés secrètes se combineront pour organiser contre le peuple noir en Amérique afin de « fouetter, emprisonner et détruire » leur vie. Quelle société secrète est-ce ici ? Le Ku Klux Klan (KKK). La première vague du Ku Klux Klan a commencé dans les années 1860, directement après la guerre civile.

« Le premier Klan prospéra dans le sud des États-Unis à la fin des années 1860 pendant la reconstruction, puis mourut au début des années 1870. Il redevint populaire à l'époque de la première guerre mondiale. »

Il y a donc particulièrement trois vagues du Ku Klux Klan :

1. Les années 1860 et ’70.
2. La période de la première guerre mondiale. Et ensuite une troisième vague à :
3. L’époque du mouvement des droits civils.

Donc, entre la première et la deuxième vague, il y a d'autres sociétés secrètes qui se sont formées : La White League (Ligue Blanche)7), les Red Shirts (Chemise Rouge)8), mais aussi des milliers de vétérans confédérés organisés dans ce qu'on appelait des « rifle clubs (clubs de tir) ». Il y a donc eu d'autres sociétés secrètes entre la première et la deuxième vague du Ku Klux Klan, qui ont fait cette œuvre.

Pour ne donner qu'une statistique : lors de l'élection présidentielle de novembre 1868 – la première élection présidentielle après que la communauté noire ait été émancipée, la première élection après la guerre civile – :

« Plus de deux mille personnes ont été tuées, blessées ou autrement atteintes rien qu'en Louisiane, quelques semaines seulement avant l'élection présidentielle de novembre 1868. Deux mille personnes tuées, blessées, ou d'une manière ou d'une autre atteintes. Bien que la paroisse de Saint Landry ait eu une majorité républicaine de 1, 071 inscrits, après les meurtres, aucun républicain n'a voté lors des élections d'automne » – ils avaient trop peur de voter. « Le Ku Klux Klan tua et blessa plus de 200 républicains noirs, les chassant et les poursuivant à travers les bois. Treize captifs furent sortis de prison et abattus. Un tas à moitié enterré de 25 corps fut trouvé dans les bois. Le Ku Klux Klan conduisit les gens à voter démocrate et à leur donner des certificats attestant qu’ils l’avaient fait. »

Donc c’est ici la première élection après la guerre civile. Le Ku Klux Klan s’est formé et a commencé à faire son œuvre. C’était une société secrète, c’était exactement ce dont Ellen White avertissait les missionnaires. « Ne persuadez pas les personnes noires de travailler le dimanche pour faire ce pas public pour prouver qu’ils sont des observateurs du Sabbat. Si vous faites cela, vous perdrez votre champ missionnaire, la porte se fermera ; et ces sociétés les persécuteront avec une telle ampleur ». La persécution n’était pas juste des personnes noires. Si vous étiez une personne blanche et que vous vouliez aller dans ces communautés pour enseigner, ils vous menaceraient, ils pourraient vous tuer. C'était donc tous ces moyens d'aider la communauté noire qui étaient contrôlés et faisaient face à la persécution de cette société secrète.

Donc, c’était là la première citation que je voulais considérer. Elle fait référence à une société secrète dans ce contexte.

Donc lorsque nous pensons au Ku Klux Klan, à quel point étaient-ils secrets ? Savons-nous que le Ku Klux Klan existe parce que nous avons vu quelques politiciens sur une estrade échanger des signaux de mains secrets ? Ou parce que vous avez vu un document qui comportait des chiffres étranges que vous avez pensé pouvoir additionner à travers le document ? À quel point l'existence de cette société était-elle secrète ou ce qu'ils essayaient de faire ? Ce n’était pas si secret que cela. Les membres individuels se cachaient derrière des costumes effrayants, mais ils étaient souvent identifiés au simple son de leur voix dans leur communauté locale. Les gens savaient qui avait créé le Ku Klux Klan, ils savaient qui étaient les chefs du Klan – ce n'était pas un secret bien gardé. Les membres individuels pouvaient avoir un certain anonymat, mais l'existence de cette société secrète n'était pas un secret. L'objectif de cette société n'était absolument pas secret. Et les dirigeants de cette société n'étaient pas un secret.

Alors, quand vous entendez l'expression « société secrète », qu'est-ce qui est particulièrement secret ? Peut-être que certaines de leurs réunions ne sont pas autorisées avec une caméra vidéo. Il y a un certain niveau de confidentialité qui existe. Mais pas de la manière dont nous parlons aujourd'hui des sociétés secrètes, où nous nous tournons vers les Illuminati et cherchons des preuves de leur existence, alors qu'il n'y en a pas.

QUITTER LES SOCIETES SECRETES

La citation numéro deux est un passage entier. Elle vient de Manucript Releases, vol. 20, 282.1. Elle écrit à un frère en particulier qui se trouve dans une société secrète et elle l’encourage à la quitter. Si vous deviez lire tout ce passage, vous identifieriez pourquoi elle lui dit qu'il doit quitter la société secrète. Au fait, l'existence de sa société secrète est-elle un secret ? Non. Elle sait qu'elle existe, elle sait qu'il en fait partie, elle sait même qui en sont les membres, car il en fait partie. Donc son acceptation dans cette société secrète n'est pas si secrète, ni l'existence de celle-ci. Elle l'exhorte à couper les liens.

Lisez ce passage de 20MR et identifiez pourquoi il doit partir. Donc je ne vais pas donner tous les numéros de paragraphes, je veux juste donner quelques points clés que vous pouvez voir à travers ce passage pourquoi elle lui dit qu’il doit partir. Elle dit :

« C'est une chose pire que de perdre la foi en Dieu, en la vérité, en son devoir. Il est bien pire de choisir sa propre voie, d'aimer l'argent, d'aimer ces choses qui procurent une satisfaction et une indulgence égoïstes. » Manuscript Releases, vol. 20, 285.4 ; 20MR, 285.4.

Quelle est donc la pire chose dans laquelle il s'engage ? C’est son amour de l’argent. Cet homme est un homme d’affaires. Pourquoi se formaient-ils en telles sociétés secrètes ? Pourquoi les maçons se sont-ils formés à l'origine ? Ils étaient tailleurs de pierre. C'était dans le but de créer des relations d'affaires. C'était du réseautage9).

Il a donc ce réseau qui est vraiment centré sur son amour de l'argent et qui l'éloigne de Dieu.

« Peut-on trouver un enfant de Dieu, un héritier du ciel, dans une telle société ? »

Quel est donc le problème ? C'est la compagnie qu'il fréquente. Si vous alliez dans un bistrot pour faire du réseautage, vous vivriez une expérience similaire. Un enfant de Dieu et héritier du ciel pourrait-il se retrouver à se placer dans une telle société ?

« Les hommes qui boivent du vin préparent la voie à de nouveaux excès. Le fumeur de tabac adore une idole… »

Quel est le problème avec cette société secrète ? Il y entre pour faire du réseautage, cela se construit autour de son amour de l'argent et il fréquente des gens qui sont passionnés par quoi ? L'alcool, le tabac.

« Toute la jouissance que vous pouvez avoir dans cette hilarité riante et dans la conversation de ces hommes, vous rend inapte à l'étude des Écritures. » Manuscript Releases, vol. 20, 286.5 ; 20MR, 286.5.

Donc, dans cette société secrète, le fait de travailler en réseau avec ces hommes d'affaires ne lui permet pas de jouer son rôle d'étude et de compréhension. Les conversations qu'il a avec ces hommes ne sont pas profitables.

« L'argent versé pour augmenter leurs revenus est l'argent de Dieu, perverti à mauvais escient. L'impôt que vous payez lors de vos fêtes aurait bien meilleur intérêt à être versé dans le trésor de Dieu pour faire avancer Sa cause. » Manuscript Releases, vol. 20, 287.2 ; 20MR, 287.2.

Elle dit donc : les impôts que vous payez pour faire partie de cette société sont l'argent de Dieu. Et c'est une mauvaise utilisation de vos fonds que de payer pour faire partie de cette société.

« Dieu vous a donné des talents, tant au niveau des facultés que des opportunités. Vous devez utiliser les capacités qui vous sont confiées à Son service. Les années passent dans l'éternité. Que faites-vous ? Rendez-vous à Dieu pour améliorer et accroître vos talents à Son service ? » Manuscript Releases, vol. 20,

287.5 ; 20MR, 287.5.

Il a donc mis ses talents entre les mains de qui ? Les talents sont utilisés pour faire avancer sa propre entreprise, et non pas pour améliorer l'œuvre de Dieu.

« Dieu vous a assigné votre travail. Vous ne devez pas faire de votre travail temporel une affaire entièrement absorbante. » Manuscript Releases, vol. 20, 287.6 ; 20MR, 287.6.

Car il s'agit ici d'un réseautage à propos de ses affaires temporelles. Je sais que j’écris plus bas que la caméra ne le voit ici. Affaires temporelles.

Donc, son entrée dans cette société secrète – est-ce parce que cette société secrète est un rituel sataniste qui vise à renverser les gouvernements du monde ? Non. L'existence de cette société secrète est-elle si secrète ? Non. Le fait qu'il en fasse partie n'est pas si secret. Et le but de cette société secrète n'est pas un secret. C'est un réseau d'affaires, où tous ces hommes du monde se réunissent autour d'une plaisanterie, d'une bière, comme on dit en Australie ; ils se rencontrent autour de l'alcool, fument leur tabac et discutent de leurs opportunités commerciales. Et pour faire partie de cette société qui n'était pas vraiment un secret, il fallait payer lui une taxe.

C’est donc là l’autre référence aux sociétés secrètes.

LES SOCIETES SECRETES ET LES CONFEDERATIONS

Je voulais juste avant que nous ne terminions, aller dans une autre citation, une autre référence. Il y a une autre citation. Et toutes les autres citations seront assez similaires à celle-ci. Il s’agit d’Évangéliser, 556.3. Le titre est : « Les gens induits en erreur par les sociétés secrètes ».

« Le monde est un théâtre ; les acteurs, ses habitants, se préparent à jouer leur rôle dans la dernière grande scène. Parmi les grandes masses de l'humanité, il n'y a pas d'unité, sauf si les hommes se confédèrent pour accomplir leurs desseins égoïstes. » Évangéliser, 556.3 ; Evangelism, 622.2.

Donc elle parle ici de confédération. Les hommes se confédéreront pour accomplir leurs desseins.

« Dieu nous observe. Ses desseins à l'égard de Ses sujets rebelles seront accomplis. Le monde n'a pas été remis entre les mains des hommes, bien que Dieu permette aux éléments de confusion et de désordre de prévaloir pour une saison. Une puissance d'en bas s'efforce de faire naître les dernières grandes scènes du drame – Satan venant en tant que Christ, et travaillant avec toute la tromperie de l'iniquité chez ceux qui se lient dans des sociétés secrètes. Ceux qui cèdent à la passion de la confédération élaborent les plans de l'ennemi. La cause sera suivie par l'effet. » Évangéliser, 556.3 ; Evangelism, 622.2.

Je veux donc juste que nous réfléchissions une seconde. Même si beaucoup d'entre nous ont grandi ou sont peut-être encore profondément imprégnés de l'univers de Walter Veith, tout ce qu'il enseigne sur les francs-maçons, les Illuminati, les sociétés secrètes, tous amis dans les coulisses, George Bush, Oussama Ben Laden, le pape – tout ce qu'il possède, s'il veut l'accrocher à une citation, c'est à peu près la seule qu'il déformerait. Vous ne trouverez cela justifié nulle part ailleurs dans l'Inspiration.

Maintenant, que dit-elle réellement ici ? Cette citation est-elle suffisante pour justifier ce que les adventistes conservateurs croient et enseignent habituellement sur les sociétés secrètes et le fonctionnement du monde ?

Donc, à cinq minutes de la fin, je veux juste qu'on aborde cette citation. Elle dit :

« Le monde est un théâtre ; les acteurs, ses habitants, se préparent à jouer leur rôle dans la dernière grande scène. Parmi les grandes masses de l'humanité, il n'y a pas d'unité, sauf si les hommes se confédèrent pour accomplir leurs desseins égoïstes. » Évangéliser, 556.3 ; Evangelism, 622.2.

Donc, les gens vont se confédérer, ils vont s'unir pour accomplir leurs objectifs. Et cela peut se faire en secret.

À quoi fait référence Ellen White ? Quel est leur but ? Quel est le but auquel elle fait toujours référence ?

La Tragédie des Siècles, 622.1, nous donne je pense un certain contexte de ce qu’elle veut dire par

« desseins ». La Tragédie des Siècles, 622.1 :

« Dans les mouvements en cours aux États-Unis pour garantir aux institutions et aux usages de l'Église le soutien de l'État, les protestants suivent les traces des papistes. » La Tragédie des Siècles, 622.1 ; Great Controversy, 573.1.

Dans quel but vont-ils se confédérer ? C’est pour suivre dans les pas de la papauté. C’est là la confédération originelle. Cette première confédération date de quand ? De Constantin. Il y avait une confédération pour atteindre un dessein. Y aura-t-il donc une confédération à la fin du monde ? Oui. Cela se passe-t-il parfois dans le secret par le biais de confédérations ou de sociétés secrètes ? Oui. Et c'est la combinaison de quels éléments ? L'Église + l'État. Vous avez donc ici une confédération de l'Église et de l'État.

Je veux souligner… Qui diffuse les idées sur la franc-maçonnerie, les Illuminati et l’État profond ? D'où viennent toutes ces théories du complot ? Du Protestantisme. Quel est notre problème ? Nous avons exactement les mêmes théories de conspiration qu'eux. Ce sont eux qui nous disent « faites attention aux Illuminati ». Si les dirigeants protestants nous disent aujourd'hui de faire attention aux Illuminati, pensez-vous que Walter Veith a raison de dire que les médias sont tous des faux drapeaux et que ce sont les Illuminati ? Il parle de la même manière que qui ? Il parle de la même manière que le Protestantisme.


2012 – TRIPLE CONFEDERATION

Je veux vous suggérer qu'il y a eu une confédération qui correspond à toutes les autres fois où elle a utilisé le mot « société secrète ». En 2012, trois hommes se sont confédérés. Qui étaient ces trois hommes ? Steve Bannon, Stephen Miller et Jeff Sessions. Ces trois hommes se sont confédérés en 2012. Se sont-ils rencontrés publiquement ? Non, ils se sont rencontrés en privé. Ils se sont rencontrés en privé et ont discuté de leur but égoïste. Quel était leur but égoïste ? Mettre en place la loi du dimanche (LD) de 2014. Ils allaient renverser l'establishment républicain du centre, plus équilibré, et apporter un nouvel establishment républicain radical d'extrême droite. Un establishment républicain d'extrême droite qui travaillerait avec les dirigeants des Églises évangéliques en Amérique.

Il y a donc eu une confédération secrète en 2012, où ces trois hommes se sont rencontrés – ils se sont assis ensemble autour d'un dîner de steak, et ont décidé comment ils retourneraient les États-Unis et qui ils utiliseraient pour le faire. Ils ont décidé de travailler par le biais de Fox News. Ils emploieraient Fox News pour diffuser leur message. Ils ont décidé qu'ils utiliseraient certains éléments radicaux du parti républicain, en éliminant tous les autres. Ils ont travaillé avec les dirigeants protestants. Ils avaient un modèle qui était de défendre l'Occident juif et chrétien, et qui était à la fois politique et religieux. Ils le faisaient parce qu'ils avaient peur des menaces extérieures sur les États-Unis et qu'ils voyaient cela comme le seul salut, tout comme Jedidiah Morse.

Savons-nous qu'ils se sont confédérés en 2012 à l'ambassade Breitbart, car nous avons vu Steve Bannon et Stephen Miller faire une sorte de poignée de main étrange devant l'ambassade Breitbart un jour ? Ou parce que dans un des articles de Breitbart en ligne, il y avait des lettres étranges ou un logo étrange en forme de triangle ? Comment savons-nous qu'ils se sont confédérés ? Parce que l'année dernière, Steve Bannon s'est assis devant un journaliste de première ligne et nous a dit que c'est ce qu'il avait fait. Qu'il avait rencontré ces trois hommes, que c'était son plan et que c’était ce qu'ils avaient accompli.

NOTRE TAUREAU D’APIS AUJOURD’HUI

L'idée d'une société secrète n'est jamais présentée telle qu'elle l'est, que ce soit dans le Protestantisme ou dans l'Adventisme conservateur. Ni d'Ellen White, ni de William Miller, ni d'un seul de nos autres anciens millérites ou pionniers dignes de confiance à leur époque – nous ne pouvons pas obtenir cela d'eux. Et pourtant, alors que les adventistes conservateurs s'asseyent devant Walter Veith, ils ont le sentiment que nous sommes riches et accrus en biens, que nous avons cette connaissance particulière – nous savons que l'obélisque de la place Saint-Pierre est un symbole phallique – qui d'autre le sait ? L’Église catholique l'a écrit ; en fait, elle a écrit dans ses articles dans un magazine catholique : « N'est-ce pas amusant de constater que nous sommes censés être si moraux et conservateurs et que nous avons tous ces symboles de personnes nues partout au Vatican ? » Ils le savent. Il n'y a rien de tout cela qui nous fait nous sentir spéciaux, qui devrait nous faire nous sentir spéciaux parce que nous avons pris cela du Protestantisme.

Ce qu'Israël n'a pas réussi à laisser aller, c'est son taureau d'Apis. C'est de cela qu'ils étaient censés être écartés. Et l'outil pour se retirer de cette idéologie protestante était l'enseignement en parabole. Aujourd'hui, nous faisons la même chose. Nous nous éloignons de l'idolâtrie du Protestantisme. Et les adventistes conservateurs, peu importe combien ils élèvent Miller et Ellen White et peu importe combien ils pensent qu'ils sont riches et accrus en biens, ils sont plongés jusqu'au cou dans l'idolâtrie, parce qu'ils ont formé Dieu à leur propre image. Et en le formant à leur propre image, quelle image ont-ils formée ? Le dieu du Protestantisme. Si le Christ revenait aujourd'hui, ils ne le reconnaîtraient pas.

Donc, ce mouvement a fait des pas étranges au cours de la dernière année. Nous avons consacré des femmes, par exemple. Et pour ne citer que cet exemple – presque tous les membres de ce mouvement sont issus d'un milieu conservateur, beaucoup d'entre nous ayant regardé Walter Veith. Lorsque nous avons ordonné une femme, pourquoi avons-nous fait cela ? L'avons-nous fait parce que cela correspondait à notre idéologie ?

Nous faisons des avancées qui vont directement à l'encontre de ce que serait notre penchant naturel. Et la raison pour laquelle nous faisons cela, c'est que nous permettons à Dieu de Se définir, de nous dire comment Il est. Nous avons cessé de créer Dieu à notre image. Les paraboles nous parlent de la nature du royaume et de la nature de notre Roi. Et lorsque nous constatons que la nature de notre Roi ne ressemble pas à ce que nous pensions qu'Il serait – Il ne ressemble pas au taureau d’Apis, Il ne ressemble pas à l'idéologie de Jedidiah Morse – lorsque nous constatons qu'Il ne ressemble pas à ce que nous pensions qu'Il serait, nous Le laissons Se définir et nous suivons les pas de cette parabole.

C'est là le pouvoir de l'enseignement en paraboles, et la raison pour laquelle ce mouvement prend des mesures qui iraient à l'encontre de ce que nous pourrions penser être l'inclination naturelle d'un adventiste conservateur. À travers les paraboles, Dieu définit la nature du Roi, la nature de ce qu'Il est Lui-même. Nous ne faisons pas cela pour Lui à travers notre propre idéologie prise du Protestantisme.

CONCLUSION

Nous allons donc conclure maintenant à cause du temps. Cette étude n'est pas terminée. Si nous devions continuer plus longtemps, je voudrais examiner ces citations un peu plus lentement, et je voudrais en fait examiner ce que Walter Veith enseigne réellement et d'où il tire cela. Parce qu'il y a un réveil protestant ici (avant 1798) et cette scission au sein du Protestantisme (libéraux, Bentley ; conservateurs : Morse). Il y a plus à dire sur cette histoire précédant 1989. Plus en rapport avec les théories de la conspiration. Et comment les protestants ont commencé à enseigner la marque de la bête, le 666, tous ces symboles. Il y a ici (avant 1989) une vague particulière de théories de conspiration au sein du Protestantisme, qui nous permet de donner une explication plus approfondie à Walter Veith et à l'état d'esprit qu'il entretient du Protestantisme.

Nous le ferons peut-être à un autre moment, mais nous n'aurons pas l'occasion de le faire aujourd'hui. Je vais donc résumer brièvement avant de conclure.

Nous avons aligné l'Israël ancien avec l'Israël moderne. Nous avons vu que le problème de l'Israël ancien, quelle que soit la façon dont il se manifestait, était cohérent. Leur problème était ce qu'ils voulaient dans un roi. Et ils ont lié ce roi à Dieu, comme cela était fait en Égypte : le Pharaon et le taureau d’Apis. Dieu ne suffisait pas tel qu'Il était avec un juge, ils voulaient encore que les caractéristiques du taureau d’Apis soient représentées dans leur nation.

C'est donc l'idolâtrie : d'abord le veau d'or, puis la demande d'un roi et enfin la poursuite de la demande à la scission de la nation – ils ont installé un veau au nord et au sud. Puis, lorsqu'ils ont été emmenés à Babylone, ils ont poursuivi la même idolâtrie. Lorsqu'ils sont sortis de Babylone, ils ont perdu l'idole mais ils ont gardé les caractéristiques du taureau d’Apis. Lorsqu'ils arrivent à la fin de leur histoire et que le Christ descend, ils ne voient pas le taureau d’Apis qu'ils voulaient, car ils en ont gardé les caractéristiques. Au lieu de cela, ils voient quelqu'un de doux et d'humble ; tandis qu’ils recherchent un conquérant, quelqu'un de courageux, quelqu'un avec une armée. Ils ne pouvaient donc pas reconnaître leur Rédempteur et ils ont échoué – en tant que nation. Un groupe a été enseigné par l'enseignement en paraboles à voir la nature du Roi sous un autre jour.

Nous sommes descendus vers l'Israël moderne et nous avons montré comment nous sommes aussi sortis de cette période de ténèbres et d'idolâtrie, comment nous avons aussi perdu le Sabbat. Et Dieu a suscité un messager, Miller, pour nous faire sortir du Protestantisme apostat. Nous avons regardé ce qui se passait dans le Protestantisme à cette époque. Les factions politiques entre Thomas Jefferson et John Adams. Dans ce contexte, vous voyez également les deux factions du Protestantisme : les conservateurs, conduits par Jedidiah Morse et les libéraux, conduits par William Bentley. Les libéraux soutenant Thomas Jefferson – j’argumenterais que nous prendrions position pour lui aujourd’hui – et ceux avec Jedidiah Morse qui soutenaient John Adams. La manière dont les conservateurs soutenaient leur idéologie était avec ces théories de conspiration. En particulier les théories de conspiration sur l'existence continue et l'infiltration des Illuminati. Nous avons vu que ce n'était pas l'état d'esprit de nos pionniers ou de notre prophète.

Nous avons sauté une partie de l'histoire, nous aurons plus à approfondir ici (l'histoire de 1989), mais je voulais juste que nous examinions les citations où Ellen White parle des sociétés secrètes et comment elle voit à quoi ressemble une société secrète. Dans quelle mesure est-elle secrète en réalité ? Que signifie ce secret ?

Nous avons commencé à nous y intéresser un peu, mais nous avons laissé de la place pour développer à la fois notre compréhension de ses écrits sur les sociétés secrètes et également un examen de ce qui se passait dans le Protestantisme avant notre Temps de la Fin, qui les a amenés à avoir les théories de conspiration que nous voyons plus que jamais maintenant, tout particulièrement à l’époque du coronavirus. Lorsque des ministres protestants diffusent des vidéos concernant les réseaux 5G et le fait que le coronavirus sert de couvert aux réseaux 5G – tout cela vient du Protestantisme. Et l'Adventisme se sent particulier et spécial à cause de ces opinions. Nous ne réalisons pas ce que nous avons adopté, à savoir le Protestantisme.

PRIERE

Si vous voulez bien vous agenouiller avec moi, nous terminerons par une prière et nous compléterons ce sujet à un autre moment.

Cher Père Céleste, merci pour nos bénédictions. Merci pour le soleil. Merci pour Ton jour de Sabbat. Alors que partout dans le monde nous essayons de T'honorer en ce jour et de T'adorer, je prie le Seigneur que Tu bénisses ce moment, que Tu sois vraiment avec nous, que nous sentions que Tu es avec nous, non pas à travers une quelconque expérience émotionnelle que nous pourrions avoir, Seigneur ; mais à mesure que nous comprenons Ton caractère et que nous apprenons à aimer et à suivre Ton caractère, à devenir comme Toi. Je prie Seigneur que nous puissions connaître Ton caractère, que nous puissions Te justifier devant un monde déchu, que nous puissions être une représentation exacte devant le monde aussi. S'il te plaît, sois avec tous ceux qui se réunissent à travers le monde, tout au long de ce jour de Sabbat. Nous savons que pour beaucoup, c'est une période difficile à vivre. Nous les mettons sous Ta garde. Puissent-ils ne pas se sentir seuls. Puissent-ils savoir qu'ils ont l'amour et le soutien de leurs frères et que Tu veilles encore sur eux. Je prie tout cela au nom de Jésus. Amen.

1)
Watchmen of the New Jerusalem: Jedidiah Morse, the Bavarian Illuminati and the refashioning of the jeremiad tradition in New England (Les sentinelles de la Nouvelle Jérusalem : Jedidiah Morse, les Illuminati bavarois et le remaniement de la tradition jérémiade en Nouvelle-Angleterre), Rachel A. Snell, Université du New-Hampshire, Durham (printemps 2008) – -scholars.unh.edu
2)
Rachel Snell est maître de conférences au Honors College. Doctorat, département d'histoire de l'université du Maine, 2016 ; maîtrise en histoire des débuts de l'Amérique, université du New Hampshire, 2008. Rachel est spécialiste de l'Amérique du Nord du XIXe siècle, de l'histoire des femmes et des études alimentaires.
3)
Jedidiah Morse, né le 23 août 1761 à Woodstock et mort le 9 juin 1826 à New Haven, est un théologien, universitaire et géographe américain. Ses ouvrages géographiques ont été longtemps à la base de l'enseignement de cette matière aux États-Unis, ce qui lui vaut souvent le titre de « père de la géographie américaine ».
4)
La Majorité Morale (Moral Majority) est une ancienne organisation politique des États-Unis dont le but était de faire du lobbying pour des actions politiques favorables aux groupes évangéliques et plus largement, chrétiens. Elle a été fondée en 1979 et dissoute à la toute fin de la décennie 1980.
5)
Jerry Lamon Falwell père (11 août 1933 - 15 mai 2007) était un pasteur baptiste du Sud américain, télévangéliste et activiste conservateur. Il a fondé la Lynchburg Christian Academy (aujourd'hui Liberty Christian Academy) en 1967 et la Liberty University en 1971 et a cofondé la Majorité morale en 1979.
6)
N.T : l’État profond transcription de l'américain deep state, est un concept politique qui désigne, au sein d'un État ou de sa bureaucratie, une hiérarchie parallèle, une ligue, ou une entité informelle qui détient secrètement le pouvoir décisionnel, manipulant ainsi l'État de droit. Wikipédia.
7)
La White League est une organisation paramilitaire apparue à l'époque de la reconstruction du Sud, après la Guerre de Sécession, constituée de « clubs » locaux indépendants attachés à la suprématie des Blancs.
8)
Les chemises rouges du sud des États-Unis étaient des groupes terroristes paramilitaires suprémacistes blancs qui étaient actifs à la fin du XIXe siècle et après la fin de l'ère de la reconstruction des États-Unis.
9)
Le réseautage d'affaires désigne une méthode transactionnelle basée sur la théorie des réseaux créant des possibilités d'échanges ou de dons entre des professionnels.
l_idolatrie_de_l_adventisme_conservateur.txt · Dernière modification : de brian

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